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Domiciliation au CCAS : ce que demande le cerfa 16029*01 et ce qui fait refuser
Logement

Domiciliation au CCAS : ce que demande le cerfa 16029*01 et ce qui fait refuser

version non établie · vérifié le 09/09/2026

La domiciliation, ou « élection de domicile », donne une adresse administrative à une personne qui n’en a pas de stable. Elle ne donne pas de logement. Elle donne une adresse pour recevoir son courrier et une attestation qui sert de justificatif de domicile.

Ce qui fait refuser la demande

Domiciliation au CCAS : ce que demande le cerfa 16029*01 et ce qui fait refuser

Un seul critère décide vraiment : le lien avec la commune. D’après service-public.gouv.fr, ce lien est reconnu si vous résidez dans la commune, si vous y exercez une activité professionnelle, si vous y bénéficiez d’un suivi social ou médical, si vous y avez des liens familiaux, ou si un enfant sur lequel vous exercez l’autorité parentale y est scolarisé.

Deux points jouent en votre faveur, et il faut les connaître avant de se présenter au guichet. D’abord, solidarites.gouv.fr indique que ce lien se prouve par tout moyen (témoignages, présence notoire, attestation sur l’honneur) et que la déclaration de la personne concernée peut suffire, sans qu’il soit nécessaire de produire des justificatifs. Ensuite, toujours selon le ministère, un CCAS ou un CIAS ne peut pas refuser en invoquant sa saturation. Les seuls motifs de refus admis pour un CCAS/CIAS sont l’absence de lien avec la commune ou le fait de disposer déjà d’un domicile stable permettant de recevoir son courrier de manière confidentielle.

Ce que contient réellement l’imprimé

Le cerfa 16029*01, intitulé « Demande d’élection de domicile », se réfère au décret n° 2016-641 du 19 mai 2016. Il tient sur deux pages qui ne se remplissent pas par la même personne.

  • Page 1, par vous : civilité, nom, prénoms, date et lieu de naissance, puis les noms, prénoms et dates de naissance de vos ayants droit — c’est la case qu’on oublie quand on est en couple ou avec des enfants. Viennent ensuite un téléphone, un courriel, et une case à cocher entre « 1re demande » et « Renouvellement ».
  • Page 1, par l’organisme : le bloc « Demande à élire domicile auprès de l’organisme suivant » porte la mention « à compléter par l’organisme ». Vous n’avez pas à le remplir vous-même.
  • Page 2, par l’organisme : c’est la « Décision relative à la demande d’élection de domicile », avec deux cases, acceptée ou refusée, un cadre « Motif en cas de refus » et un cadre « Orientation proposée ».

Le formulaire rappelle que la loi punit les fausses déclarations (articles 441-1 et 433-19 du code pénal). En signant, vous vous engagez aussi à signaler immédiatement tout changement à l’organisme.

Ce que l’organisme est obligé de faire

C’est écrit noir sur blanc au bas de la page 1 : « Tout organisme de domiciliation a obligation d’accuser réception de la demande, de proposer un entretien au demandeur et de notifier la décision d’accord ou de refus motivée à la demande dans un délai maximum de deux mois. » Un cadre « Proposition d’entretien » figure d’ailleurs sur l’imprimé.

Autre phrase à retenir, juste sous la signature de l’organisme : « Le cachet de l’organisme fait office d’accusé de réception. » Concrètement, ne repartez pas sans votre exemplaire tamponné : c’est lui qui prouve la date de dépôt si le délai de deux mois n’est pas tenu.

Où le déposer

Selon solidarites.gouv.fr, trois types d’organismes peuvent domicilier : le CCAS ou le CIAS, une commune de moins de 1 500 habitants, et un organisme agréé par le préfet du département. Le formulaire prévoit d’ailleurs une ligne « Si organisme agréé, préfecture ayant délivré l’agrément ».

Ce que l’attestation permet ensuite

Le ministère décrit le résultat comme « un justificatif de domicile et une adresse pour recevoir du courrier ». Il indique que cela ouvre l’accès aux droits civils (dont les titres d’identité et l’inscription sur les listes électorales), aux prestations sociales, et permet de satisfaire aux obligations fiscales. Les sources officielles consultées ne dressent pas la liste nominative des prestations concernées.

Le piège qui fait perdre la domiciliation

La domiciliation est accordée pour 1 an et elle est renouvelable dès lors que les conditions restent réunies. Mais service-public.gouv.fr pose une obligation que beaucoup découvrent trop tard : vous devez vous présenter physiquement ou contacter l’organisme au moins une fois tous les 3 mois. La domiciliation peut être résiliée si vous n’êtes plus en lien avec la commune, à votre demande, ou après une absence injustifiée de 3 mois consécutifs.

Pour le renouvellement, la même source recommande de le solliciter 2 mois avant l’échéance, sans attendre la date de fin.

Si on vous refuse

Le refus doit être motivé et écrit dans le cadre prévu page 2. Les voies de recours sont imprimées sur le formulaire : « Dans un délai de deux mois à compter de sa notification, la présente décision peut faire l’objet d’un recours gracieux auprès de l’autorité hiérarchique (maire, président du CCAS/CIAS ou directeur/président de l’organisme agréé) ou d’un recours contentieux auprès du tribunal administratif dans le ressort duquel se situe l’organisme. » Le ministère mentionne en outre la possibilité de saisir le juge en référé-suspension ou en référé-liberté.

Ce qu’on n’a pas pu vérifier

Le PDF ouvert sur le portail des formulaires porte le numéro 16029*01. D’autres numéros circulent pour cette même démarche, notamment le 15547 (attestation) et le 16030. Nous n’avons pas pu établir lequel est effectivement diffusé par chaque département, ni si une version plus récente du 16029 a été publiée depuis.

Nous n’avons pas trouvé de liste officielle et nominative des prestations que l’attestation permet de demander : les sources parlent de « prestations sociales » sans les énumérer. Renseignez-vous auprès de l’organisme domiciliataire pour votre situation précise.

Enfin, les organismes agréés par le préfet peuvent refuser dans les limites fixées par leur agrément, et ces limites varient d’un organisme à l’autre. Les règles protectrices décrites plus haut (interdiction d’invoquer la saturation, preuve du lien par tout moyen) sont énoncées par le ministère pour les CCAS et CIAS.

Juliette Marchand

Juliette s'intéresse aux démarches administratives et aux formulaires du quotidien. Elle s'attache à vérifier chaque information en croisant plusieurs sources fiables avant publication.

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